Un peu d’histoire …
Le terme sophrologie a été inventé en 1960 par Alfonso Caycedo, un neuropsychiatre d’origine hispano-colombienne. Dès son entrée dans l’unité de psychiatrie de l’hôpital de Madrid, le Dr Caycedo cherche rapidement à trouver des alternatives plus respectueuses de la condition humaine. Il s’intéresse alors aux états modifiés de conscience et notamment à l’hypnose. Les premiers essais démontrent une certaine efficacité et aussi certaines limites. Caycedo va rapidement considérer que l’hypnose ne suffit pas à elle seule pour traiter les patients.

Il décide alors de développer sa propre méthode : la sophrologie Caycedo s’inspire de Husserl (philosophe autrichien 1859-1938) le fondateur de la phénoménologie, un courant philosophique et une méthode qui s’intéresse à l’expérience vécue telle qu’elle est perçue sans jugement de valeurs. Son intérêt toujours grandissant sur les travaux en lien avec la conscience humaine, il part à la rencontre d’autres professionnels qui ont adapté la méthode phénoménologique de Husserl à la psychiatrie.

C’est ainsi qu’il quitte l’Espagne pour travailler avec Beswinger (psychiatre suisse 1881-1966) fondateur de l’analyse existentielle. La sophrologie adoptera à partir de cette rencontre déterminante la phénoménologie comme méthode de travail. Le Dr Caycedo, toujours en quête de savoir, cherche coûte que coûte à approfondir ses recherches. C’est le Dr Beswinger qui l’incitera alors à entamer un voyage vers l’orient. Le Dr Caycedo s’inspirera du training autogène de Schultz (Psychiatre allemand 1884-1970) un dérivé de l’hypnose et de la relaxation progressive et différentielle de Jacobson (psychiatre américain 1888-1983) : une méthode associant des séries de contractions-décontractions musculaires.

Le Dr Caycedo parcourra pendant 2 ans le monde oriental avec un état d’esprit d’ouverture. Sans jugement, sans a priori. Il partira à la rencontre des maîtres yogis en Inde, s’initiera à la méditation et la contemplation au Tibet et découvrira les techniques zen au Japon. Il intègre alors la conscience du corps à la sophrologie et adapte les techniques issues du yoga, du bouddhisme et du zen à notre monde occidental (en écartant notamment leur connotation philosophique, religieuse ou encore mystique).

C’est quoi ?
Ses objectifs
- Mieux gérer ses émotions, son stress
- Connaissance sur soi-même
- Confiance en soi
- Retrouver un sommeil de qualité
- Vous préparer à des étapes clés de votre vie ( examens, grossesse, séparation, etc..)
- Vous libérer de certaines phobies
- Apprendre à gérer la douleur ( en complément d’un suivi médical )
- Améliorer vos performances
- Mieux-être intérieur
- et bien plus encore…

Pourquoi ?

Pour qui ?
Pour les adultes, les seniors et les adolescents. Accessible à tous, la sophrologie s’adapte parfaitement aux besoins de chacun, avec des exercices simples et efficaces
Le sophrologue
Le sophrologue va élaborer un accompagnement dont le but ( idéalement ) ne sera pas de résoudre tel ou tel problème particulier, mais d’atteindre l’autonomie, qui permettra de faire face aux besoins actuels et aux suivants d’une manière mieux adaptée. En second lieu, le sophrologue mettra davantage l’accent sur la situation actuelle.

Quelques idées reçues
❗ La sophrologie n’est pas :
→ Une méthode de relaxation : même si la détente est souvent travaillée en sophrologie, la relaxation n’est pas une fin en soi. L’objectif est, au bout d’un certain temps, de ne plus avoir à se détendre. Il n’y a aucune suggestion inductive de la part d’un sophrologue, la sophrologie développe au contraire l’autonomie et la participation active
→ Une sorte de yoga : même si le corps occupe une place centrale dans la démarche, il n’y a ni posture obligatoire, ni croyance, ni philosophie en sophrologie.
→ De l’auto-suggestion : La sophrologie développe la connaissance de soi et les capacités d’adaptations et d’actions, il ne s’agit en aucun cas de voir la vie en rose ou de s’autosuggérer que tout va bien ou mieux
→ Une méthode magique : Ni au niveau des techniques qui s’appuient sur la recherche scientifique, ni dans la pratique qui est un entrainement volontaire et méthodique .
→ Une psychothérapie, ou thérapie : sauf s’il est aussi un professionnel qualifié, un sophrologue n’est pas abilité et formé pour diagnostiquer, analyser et prendre en charge des troubles entrant dans le cadre des psychopathologies. Un sophrologue ne cherche pas à interpréter des symptômes, des ressentis, des vécus; il ne s’interesse pas à l’inconscient et ne cherche pas, par exemple, à faire remonter des expériences vécues refoulées. Un sophrologue pourra par contre intervenir de manière très bénéfique en complément et souvent en collaboration avec un médecin ou un psychologue
ღ Déontologie
Comme les autres professionnels de santé, le sophrologue est tenu au secret professionnel et ne pourra donc en aucun cas diffuser les informations personnelles partagées lors des séances. Celles-ci restent confidentielles. Le sophrologue agit en complémentarité avec les autres professionnels de santé. Le sophrologue ne pose jamais de diagnostic et ne prescrit jamais de traitement, strictement réservé aux médecins. Le sophrologue n’interrompt jamais un traitement médical, paramédical ou un suivi psychologique.
